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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

VIH… le chemin parcouru.

Pour ceux qui ont raté les séances à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le VIH (le 1er décembre), je vous encourage à voir ce film sur le combat de l’association Act Up – Paris dans les années 90, ou à aller voir sur wikipedia/Act Up-Paris la liste des actions pour vous rappelez aussi le chemin parcouru…
120 battementsEn 84, j’avais 10 ans quand on a commencé à parler du SIDA (découvert en 83).
Quand 10 ans après, j’ai fait mon 1er stage d’externe (en pneumologie), on ne faisait pas grand chose pour ces patients atteints de tuberculose, kaposi, et autres complications… comme dans le film…
En 2000, comme interne je me souviens d’être aller au milieu de la nuit constaté un décès dans une unité palliative du KB…
Il y à 15 ans, quand je me suis installée, on donnait des traitements aux femmes enceintes (pour éviter la transmission) et en fonction du taux de CD4.
Les choses changent…

Aujourd’hui l’objectif est de TRAITER TOUS LES SUJETS INFECTES, car on sait qu’avec une charge virale indétectable (ce qu’on obtient dans plus de 90% des cas avec une bonne observance) on évite les nouvelles transmissions.
Les messages du préservatif est toujours d’actualité, mais encore plus celui du DEPISTAGE systématique et régulier.

Le COREVIH971.

 

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Les COREVIH, ou comités de coordination de la lutte contre le VIH, sont des organisations territoriales qui réunissent tous les acteurs de la lutte contre le VIH d’une région. Ils ont été crées par décret ministériel du 15 novembre 2005.
Le COREVIH971 (Guadeloupe-St Martin-St Barth), a été mis en place le 23 janvier 2008.

Le COREVIH971 est constitué de 30 membres et leurs suppléants nommés par le Préfet pour 4 ans. Ceux-ci élisent un Président, un vice-président et un bureau.
Ces membres nommés appartiennent à  4 collèges : représentants d’institutions médicales ou médico-sociales, représentants de personnels médicaux ou para-médicaux, représentants d’associations d’usagers ou d’accompagnement de ceux-ci  et  personnes qualifiées.

Le COREVIH a 3 missions  principales :
– Coordonner l’ensemble des acteurs de lutte contre le VIH
– Améliorer la qualité de la prise en charge des patients porteurs du VIH
– Améliorer le suivi épidémiologique

Le COREVIH971 communique notamment via le facebook COREVIH971, la newsletter COREVIH (à la quelle vous pouvez vous inscrire) et le site internet COREVIH971 sur lesquels les informations sur l’infection à VIH sont mises à jour régulièrement, et notamment les adresses et horaires d’ouverture des centres de dépistage qui s’appellent maintenant les CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic du VIH, des IST et des Hépatites), et sinon tous les lieux de dépistage possibles:
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L’avenir du dépistage du cancer du sein…

J’emprunte à UG Zapping N°124, la communication d’Union Généraliste FMF et son rédacteur (le Dr Claude BRONNER) son article et ses liens vers d’autres auteurs… et vous laisse vous faire votre idée…

A propos du sort du rapport dépistage cancer du sein
Une grande concertation sur le dépistage du cancer du sein a été organisée et a produit des documents plutôt intéressants qu’il est utile de consulter : « Ensemble, améliorons le dépistage du cancer du sein. Concertation citoyenne et scientifique. » Le traitement par l’Inca et le ministère ne déçoit pas et les commentaires de Jean Dobouvetzky avec « Dépistage des cancers du sein : quand agence et ministère tentent de glisser un rapport dérangeant sous le tapis » sont à lire. On peut aussi s’intéresser aux « Chroniques d’un jeune médecin quinquagénaire » qui analyse la plaquette de l’Inca « Cancers du sein, du diagnostic au suivi » et l’assassine avec son post « Comment l’INCa prend les MG pour des cons« .

« Mais la recommandation la plus retentissante est l’arrêt du dépistage organisé. Soit l’arrêt complet (scénario 1), aboutissant à confier aux médecins de premier recours le soin d’informer les femmes et de prescrire à bon escient un dépistage à certaines d’entre elles, avec leur accord. Soit l’arrêt sous sa forme actuelle (scénario 2), aboutissant à une refonte complète avec là encore passage par les généralistes, en utilisant des grilles de risque (à établir) en vue d’éviter que des femmes à faible risque soient dépistées et subissent les effets indésirables du surdiagnostic (bon, c’est pas écrit comme ça, mais c’est assez clair quand même). Dans les deux cas, un élément clé est que la formation initiale et continue des médecins impliqués dans le dépistage (en particulier les généralistes) les mette en mesure d’informer les femmes de la controverse et des effets indésirables du dépistage, afin qu’elles fassent leurs choix personnels en connaissance de cause. Le comité de pilotage estime ne pas avoir les données pour choisir entre les deux scénarios, et détaille quelques uns de leurs avantages et inconvénients ou risques. »
Jean Doubovetzky, médecin généraliste, membre de la rédaction Prescrire et de Cancer-Rose