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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

29/11/20: Elections à l’Ordre.

Ce dimanche 29/11/2020 avaient lieu les élections ayant pour but le renouvellement à 50% du Conseil Départemental de Guadeloupe de l’Ordre des Médecins.
5 binômes se sont présentés, pour 8 postes de titulaires et 10 postes de suppléants à pourvoir.
189 bulletins de vote ont été comptabilisés, soit une participation de 13% (164 par correspondance et 25 sur place, sur un total de 1418 inscrits), et ont permis l’élection de 8 nouveaux membres titulaires et 2 nouveaux membres suppléants (portant ainsi à 23 le nombre total des conseillers du nouveau conseil), mais laissant 9 postes de suppléants vacants, non attribués.
Mercredi prochain, 02/12/2020, les 16 membres titulaires du conseil, éliront par ailleurs le nouveau bureau du CDOM de Guadeloupe.

COVID19: 08/11, ou 1 mois après le pic de la 2ème vague.

Un mois après le pic, qu’on peut placer autour du 06/10 (en se basant sur le nombre de lits occupés au CHUG par des COVID+)… que peut-on dire de cette 2ème vague?

Les chiffres (tableau ci-dessous extraits des communiqués préfectoraux) montrent:
– augmentation rapide des cas en aout (vacances, soirées, échanges avec St Martin…): passage de 3% à 20% de positivité des tests
stagnation autour de 20%, en septembre et octobre (grâce ou malgré la rentrée?)
augmentation des hospitalisations puis du nombre de dècés
– passage en alerte maximale le 26/09, suivi 3 semaines après d’une diminution (-7%) du taux de positivité, qui se poursuit actuellement (-13%)
– pic atteint vers le 6/10, suivi d’une plus lente diminution des hospitalisations, mais permet une fermeture de secteurs COVID, et la réouverture d’unités de soins classiques



Que dire à ce jour? 
– le CHUG et le système de soins dans son ensemble est encore impacté (encore plus de 90 lits COVID+ sur l’ensemble des établissements de Guadeloupe)
– la 2ème vague a déja fait 126 décès
– les 1ères analyses sur les patients hospitalisés, passés en réa et décédès sont les suivantes (sources BE CHUG 26-10-2020 et Guadeloupe-SaintMartin-SaintBarthelemy_COVID19_PER_N°24_SpFAntilles) :


COVID19: la parole aux soignants du CHUG.


« Deux mois à affronter les assauts incessants de cette seconde vague.
Deux mois d’une violence qui a dépassé ce que chacun d’entre nous avait pu imaginer.
De longues semaines passées à avancer à tâtons, dans un tunnel dont nous avions fini par douter qu’il aurait un jour une fin.
Pourtant, après le pic, nous amorçons une descente. Grâce aux efforts collectifs, tous les patients ont pu être pris en charge. Aucun n’a été sacrifié au profit d’un autre.
Pour autant, il nous est impossible aujourd’hui de nous réjouir. La vague a été contenue, certes, mais à quel prix ?Patients, soignants, hôpitaux : la note s’annonce salée.
Celle qui en a déjà payé le prix, c’est Elisa, cette victime du Covid. Celle dont on tente de (se) persuader que le décès n’aurait pu être évité car elle avait des comorbidités. On aurait tout aussi bien pu dire qu’elle avait une famille, un travail et qu’elle venait d’accoucher le jour où elle est entrée en réanimation. Mais sans doute était-ce trop anxiogène alors on n’a retenu que ses comorbidités.Celui qui va en payer le prix c’est Georges, ce patient épargné par le Covid, mais qui se voit maigrir à vue d’œil. Celui qui a vu ses rendez-vous décalés à plusieurs reprises et qui n’ose plus se rendre à l’hôpital par crainte d’y contracter le virus. Il ne reste qu’à espérer que lorsque la crise sera terminée, pour lui, il ne soit pas trop tard.

Celle qui va en payer le prix, c’est Lydie, cette infirmière rappelée sur ses premiers congés depuis plusieurs mois et qui est venue travailler chaque jour en pleurs et la boule au ventre. Celui qui va en payer le prix, c’est Olivier, cet infirmier qui avait quitté le service pour protéger sa santé et sa vie de famille et qui est revenu dès le début de la crise prêter main forte à ses collègues.
Celle qui va en payer le prix, c’est Nathalie, cette infirmière tombée malade du Covid, stigmatisée et culpabilisée pour un supposé manquement aux gestes barrières et au sacro-saint devoir d’exemplarité.
Celui qui va en payer le prix c’est Meddy, ce médecin, pilier de l’hôpital, qui a jeté toutes ses forces dans la bataille et qui se retrouve vidé, en quête de sens, au point de ne savoir s’il aura le courage de continuer.
Celle qui va en payer le prix c’est Elodie, cette kiné qui passe ses journées à mobiliser des patients qui pèsent 3 fois son poids et pour qui l’obésité est une chose concrète, pas une vague comorbidité.
Celui qui va en payer le prix c’est Nicolas, ce logisticien qui constamment récupère et dispatche le matériel nécessaire à la prise en charge des patients jusqu’à l’épuisement physique.
Celle qui va en payer le prix, c’est Magali, cette jeune médecin brillante qui a été sollicitée plus que de raison au point que son corps dise stop et qu’elle se retrouve arrêtée de longues semaines.
Celui qui va en payer le prix c’est Alain, cet aide-soignant qu’on a tiré de sa retraite pour la deuxième fois de l’année et qui se demande quand elle pourra enfin commencer.
Celle qui va en payer le prix c’est Maelys, cette infirmière référente qui a passé plusieurs semaines à former des dizaines d’infirmières aux techniques de la réanimation mettant de côté pour un long moment sa vie personnelle.
Celui qui va en payer le prix c’est Maxime, cet aide-soignant lassé d’avoir à convaincre ses proches de la réalité de cette seconde vague. Autant les applaudissements du mois de mars l’ont porté, autant le scepticisme actuel lui donne l’épuisante sensation de ramer à contre-courant.
Celle qui va en payer le prix, c’est Vanessa, cette infirmière de l’HAD qui comme tant d’autres s’est retrouvée à prendre en charge des patients trop graves pour elle sans avoir eu le temps d’un encadrement digne de ce nom.
Celui qui en a payé le prix c’est Charles, cet interne qui a fini sa nuit plié en deux de douleurs et perfusé, la faute à un calcul bloqué du fait de n’avoir pu se poser pour boire suffisamment pendant sa garde de 24h.
Celle qui va en payer le prix c’est Mathilde, cette agent de service hospitalier qui a dû expliquer quotidiennement aux familles en détresse à l’entrée du service qu’un seul visiteur était autorisé par jour et par patient, laissant les autres à la porte avec leurs angoisses.
Ceux qui vont en payer le prix ce sont les internes, éternelle variable d’ajustement des hôpitaux, trimbalés de gauche et de droite au détriment de leur formation. Ceux qui vont en payer le prix ce sont tous les étudiants (infirmiers, aides-soignants, infirmiers anesthésistes) qui pour la deuxième fois de l’année sont venus nous prêter main forte plutôt que d’être sur leur terrain de stage à apprendre leur métier.
Enfin, celui qui va en payer le prix, c’est ce système de santé. Celui qui a voulu nous faire croire qu’à l’hôpital nul n’est irremplaçable et que tout le monde est interchangeable.
Celui qui oblige les hôpitaux à privilégier les contrats précaires des jeunes soignants plutôt que de récompenser l’expérience et les compétences, bien trop coûteuses à ses yeux.
Le plus gros de la vague est passé et pourtant nous ne sommes pas soulagés.
Elle laissera des traces indélébiles sur beaucoup d’entre nous et remettra en cause plus d’une vocation si rien n’est fait rapidement. Aujourd’hui la vague déferle en métropole.
A tous les soignants nous souhaitons énormément de courage. Cela sera long, très long, d’autant que vous vous sentirez plus isolés que jamais. Tenez bon, il y aura forcément une lumière au bout du tunnel mais à quel prix »
Signé : Les soignants du service de réanimation du CHU de la Guadeloupe
27/10/2020

COVID19: Mémo CAT pour les ADULTES, dans le cas le plus fréquent

MEMO-ADULTES 15/09/20 (2 pages téléchargeable avec tableaux ) pour la CAT avec les adultes, réactualisé suivant lavis du Conseil Scientifique du 03/09/2020 qui dit : « …avec les outils dont on dispose aujourd’hui, «la transmission du Sars-CoV-2 à partir des personnes infectées est maximale entre 2 jours avant l’apparition des signes clinique et 5 jours après, et n’a été documentée que très exceptionnellement au-delà du 8e jour d’infection». De plus, «il n’y a pas de virus cultivable au-delà du 8e jour chez les patients confirmés présentant des formes ne nécessitant pas d’hospitalisation, même si de très faibles traces du virus restent détectables par RT-PCR au-delà du 8e jour».
Il propose, sur cette base, un isolement de 7 jours:
A partir du jour du début des symptômes pour les cas (symptomatiques) confirmés, sans attendre les résultats du test ;
A partir du jour du prélèvement positif pour les cas asymptomatiques ;
A partir du jour du contact avec un cas confirmé pour les personnes-contact, suivi d’un test diagnostique réalisé au 7e jour d’isolement, isolement qui sera poursuivi si le résultat du test est positif. »

Attention pour les cas contacts, il y a des subtilités en fonction de si le cas index est symptomatique ou pas, et s’il vit dans le même foyer ou pas…


Cs Dermato-pédiatrique

Ouverture d’une consultation de dermatologie pédiatrique au CHUG avec le Dr Legal
le mercredi de 14h à 16h à Ricou, au bâtiment N, situé au niveau de la nouvelle plateforme de médecine ambulatoire (ancien SSR en face de la Chapelle)
Les patients doivent néanmoins s’enregistrer au bâtiment habituel de la Dermatologie (Bâtiment A) qui est sur leur chemin vers le bâtiment N
les demandes peuvent être adressées
– par mail directement au Dr Legal :koupaia.legal@chu-guadeloupe.fr
par téléphone au 0590 89 1010 poste  3530
– par fax au 0590 89 16 15

EXERCER: La revue des Généralistes Enseignants.

EXERCER est la revue francophone de médecine générale à destination des professionnels de la santé et des étudiants.
Créée en 1989
 par l’Institut Français pour l’Etude et le Développement de la Médecine Générale (IFED-MG), cette publication était à ses débuts un moyen « d’affirmer leur spécificité pour des généralistes qui aspirent à la légitime reconnaissance de la qualité de leur exercice ». La revue, vitrine des réflexions sur la pratique, l’étude et la recherche en médecine générale, était le vecteur de diffusion des multiples expressions de la discipline.
En 2001, l’IFED MG a passé le flambeau au Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE).

exercerEn 2008, le numéro 80 a inauguré une nouvelle dynamique avec une nouvelle démarche éditoriale scientifique, construite, progressive et réaliste. Le nouvel exercer est un bimestriel.
La nouvelle maquette d’exercer associe lisibilité et esthétique.
Les codes couleurs permettent d’identifier facilement la nature des articles : rouge pour la Recherche, bleu pour l’Enseignement, vert pour les articles didactiques concernant les Soins et orange pour la Formation et la partie Magazine.

Début 2010, le site de la revue Exercer est créé. Les internautes, abonnés, membres du CNGE ou visiteurs, peuvent y découvrir les contenus publiés récemment et accéder à ses archives.