Partage

Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

Vous consultez actuellement : Recommandations

COVID19: désinfection des oxymêtres

Conseils d’un hygiéniste:
La prévention de la transmission par manuportage repose sur l’hygiène des mains:
Pour le patient AVANT utilisation:  hygiène des mains si possible SHA autrement eau et savon distributeur et papier à usage unique
– APRES utilisation: désinfection par essuyage avec produit virucide (lingette pré-imprégnée : regarder norme virucidie NF 14476 avec action < ou = à 15 minutes). A défaut, si le support n’est pas souillé de sang ou liquides biologiques , papier à usage unique et alcool à 70° .

Indispensable que vous et les patients symptômatiques portent un masque chirurgical.

L’hygiène des mains est primordiale, ne pas toucher son visage et limiter l’usage des gants aux soins à risque (contact sang et liquides biologiques).

COVID19: Conduite à tenir pour les médecins de ville

A lire : stratégie de gestion et d’utilisation des masques

Ce jour, passage officiel au stade 3 de l’épidémie pour la France (officieusement c’était déjà le cas pour certains départements métropolitains, et ce n’est pas encore évident chez nous mais ne le tardera pas…), avec la déclinaison des recommandations en médecine de ville:
– EVIDEMMENT lavage des mains entre chaque patient…
– ventilation des locaux, désinfection au moins quotidienne des surfaces (poignées, mobilier…) et matériels (téléphone, clavier, thermomètre, stéto…)
– port de masque toute la journée (a changer toutes les 3-4h si ni mouillé, ni souillé)
– pour l’examen des cas suspects : gants et idéalement des sur-blouses et des thermomètres sans contacts… autant dire qu’on est loin d’être équipés comme il faudrait… sans compter les masques pour les patients…
pré-tri des patients avant même la salle d’attente, et aménagement de tranches horaires séparées réservées aux cas suspects
prise en charge ambulatoire des cas sans signes de gravité
A lire la fiche de PEC ambulatoire avec notamment tous les conseils à donner
– prise en charge hospitalière pour les patients avec signes de gravité
suivi par téléphone et /ou téléconsultation (risque d’aggravation autour de J8)
traitement symptomatique: hydratation et comme antalgique/anti-apyrétique le PARACETAMOL, à la dose de 60 mg/kg/jour sans dépasser 3 g/jour chez les enfants, et 4 g/jour chez les adultes de plus de 60kg.
Les AINS et corticoïdes doivent être proscrits dans cette indication, comme dans beaucoup de viroses (notamment dengue) et infections ORL ou cutanées.

Pour plus de détails sur les présentations cliniques et les signes de gravité/aggravation: https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=hcspa20200305_coviprisenchardescasconf.pdf

Enfin petits conseils pour vous protéger vous et votre entourage:
Mettez une blouse, changer la quotidiennement, et la laisser au cabinet de préférence. Enlever vos vêtements dans l’entrée ou le garage et mettez les vous-même dans la machine à laver.

Numéro unique écoute et entraide:

Le numéro unique écoute et entraide change et devient : 0800 288 038
Petit rappel sur les facteurs de risque (ci-dessous)  et les recommandations HAS sur le repérage et la prise en charge du burn out Et bonne occasion de rappeler le numéro unique écoute et entraide: 0800 288 038, mis en place par l’Association d’aide professionnelle aux médecins et aux soignants et le Conseil National de l’Ordre.
Gratuit et anonyme pour écouter et accompagner les soignants 24h/24.

PS: existe aussi l’association Soins aux Professionnels en Santé qui a publié une brochure d’informations: SPS-Infos des aides prposées.

Chlamydia: reco de dépistage.

La nouvelle recommandation  (octobre 2018), préconise un dépistage du Chlamydia systématique (pour les femmes sexuellement actives entre 15 et 25 ans) , et ciblé (chez les hommes et femmes de plus de 25 ans présentant des facteurs de risques)
Les facteurs de risques sont le multi-partenariat (au moins deux partenaires dans l’année), le changement de partenaire récent, les antécédents ou le diagnostic d’une autre IST (co-infection avec mycoplasme, gonocoque, syphilis, VIH…), les relations homosexuelles masculines, la prostitution ou le viol.
L’infection à chlamydia est fréquente, et en progression (trois fois plus de diagnostics en 2017 versus 2012). Elle est asymptomatique dans 60 à 70 % des cas, et potentiellement grave et avec un retentissement parfois sévère chez les femmes (atteinte inflammatoire pelvienne, salpingite, grossesse extra-utérine, stérilité) que chez les hommes.
Le diagnostic: par PCR sur prélèvement vaginal chez la femme, et sur prélèvement urétral ou sur 1er jet des urines chez l’homme.
La sérologie n’a pas d’intérêt.
En cas de résultat négatif : le dépistage est a répété chaque année en cas de nouveau(x) partenaire(s).
En cas de résultat positif : dans ce cas un traitement doit être prescrit le plus rapidement possible, et un contrôle doit être proposé à 3-6 mois.
Les recommandations sont: azythromycine 1g en dose unique, OU doxycyline 100mg x 2/j x 7j AVEC TRAITEMENT DU PARTENAIRE
Pour les femmes enceintes, la doxycycline est contre-indiquée.
En cas de co-infection par Neisseria gonorrhoeae, de la ceftriaxone injectable (250 mg ou 500 mg) est préconisée.

Surveillance dengue.

Avec l’apparition des 1ers cas confirmés de dengue (DEN1) en cette fin d’année 2018 (a cette date 4 cas confirmés en Guadeloupe et 1 a St Martin), l’ARS nous rappelle:
1) la définition de cas suspect:
FIEVRE élevée (39-40°C) de début brutal évoluant depuis moins de 10 jours
– ET au moins un des signes suivants :
syndrome algique (céphalées ± arthralgies ± myalgies ± lombalgies)
± douleurs rétro orbitaires ± fatigue
– ET en l’absence de tout autre point appel infectieux

2) la CAT « biologique », dans le but de confirmer les cas et d’identifier les sérotypes circulants (surtout en début et fin d’épidémie): pour toute demande noter la date de début des signes pour le laboratoire qui déterminera ainsi de lui même la meilleure technique, et idéalement avant J7 test NS1 et PCR dengue.

Lombalgie et imagerie…

Dans le cadre d’une démarche commune avec l’Assurance Maladie pour réduire le nombre de certains examens d’imagerie non pertinents, la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) a produit cette affiche à l’attention des médecins et des patients demandeurs d’examens…qui s’appuie sur les recommandations internationales et celles de la HAS.
Et pour bien choisir l’imagerie pertinente, se reporter au Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale