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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

Appel à candidature pour les MSU

Le Décret n°97-495 du 16 mai 1997 relatif au stage pratique des résidents auprès des praticiens généralistes agréés et la circulaire DGS/DES/ 2004 / n° 192 du 26 avril 2004 relative à l’organisation du SASPAS (Stage Autonome en Soins Primaires Ambulatoire Supervisé) ont rendu ce stage de niveau 2, obligatoire lors du 5 ème ou 6 ème semestre du 3ème cycle de Médecine Générale.

Le Département Universitaire de Médecine Générale (DUMG) de la faculté de médecine Antilles est donc à la recherche de nombreux terrains et  Maitres de Stage Universitaire (MSU), pour les 60 étudiants répartis entre la Guadeloupe et la Martinique.

Pour les MSU qui n’ont pas encore leurs agréments SASPAS mais qui ont une expérience en maitrise de stage de niveau 1, le DUMG propose d’organiser une soirée de formation accélérée en attendant la formation du CNGE (Collège National des Généralistes Enseignants), qui est prise en charge.

En pratique, il s’agit d’un stage adapté au projet professionnel de l’étudiant, qui a vocation à finaliser la formation de l’interne en vue du début proche de son exercice professionnel
Objectifs pédagogiques
Permettre aux internes de médecine générale :
– d’être confrontés aux demandes de prise en charge en médecine ambulatoire et aux décisions qu’elles impliquent,
– de se familiariser avec l’analyse des difficultés rencontrées et l’élaboration des solutions qui permettent d’y remédier,
– de prendre en charge des patients dont la situation relève d’un suivi au long cours (affections chroniques, affections évolutives, grossesses, nourrissons…),
– de participer à l’organisation matérielle d’un cabinet et à sa gestion, d’appréhender son contexte administratif et les exigences qui en découlent dans l’exercice quotidien,
– d’établir des contacts avec les confrères et une collaboration avec les autres professionnels de santé, en particulier dans le cadre de réseaux de soins
– de participer à l’organisation d’actions collectives de prévention en médecine scolaire, PMI…

Déroulement du stage.
Le temps du stage (6 mois)  est réparti entre 3 sites de stage
Le stage en cabinet ou en groupe de cabinets constitue la forme préférentielle de ce stage, cependant d’autres lieux de stage en médecine générale peuvent être agréés.
Dans tous les cas, l’interne de médecine générale exerce des fonctions de prévention, de diagnostic et de soins, par délégation sous la responsabilité et la supervision du MSU dont il relève. Dans cet esprit, il doit en particulier participer à des séances quotidiennes ou pluri-hebdomadaires de révision des dossiers.
Après une courte période d’adaptation pour se familiariser au fonctionnement du cabinet, du logiciel et repérer l’équipement du généraliste, l’interne consultera seul. Il peut ou non faire des visites à domicile. La journée doit être la même que celle du généraliste lorsqu’il exerce seul, elle peut être allégée selon le type d’exercice.
Le débriefing doit être quotidien ou au moins hebdomadaire, les règles comme le calendrier sont à fixer entre l’interne, le coordonnateur et les MSU. Il s’agit d’un stage en autonomie supervisée et non d’un remplacement.
L’étudiant consulte en autonomie complète en lieu et place du médecin et est supervisé en permanence de manière directe et indirecte :
– directe : un médecin est disponible sur place ou joignable par téléphone, pouvant ainsi répondre à des problématiques ponctuelles posées au cours des consultations ;
– indirecte :  une relecture de la totalité des dossiers est réalisée quotidiennement par le médecin, permettant à l’interne d’améliorer sa pratique et d’élargir sa réflexion sur la prise en charge des patients. Un staff hebdomadaire pourra être institué : présentation de dossiers, bibliographie. Il a pour rôle d’assurer sa formation : – en définissant son emploi du temps en fonction de son projet professionnel, de ses objectifs de formation, de ses lacunes à combler ; – en assurant la réalisation effective de ses objectifs ou l’émergence de nouvelles interrogations

Situation administrative des internes de médecine générale et des maîtres de stage
-L’interne de médecine générale est tenu de respecter ses obligations statutaires qui comportent notamment : 11 demi-journées d’activité par semaine, dont 2 sont consacrées à la formation universitaire, 9 demi-journées statutaires de formation pratique réparties entre 3 maitres de stage soit 3 demi-journées par MSUavec la réalisation de 6 à 12 actes par demi-journées en moyenne. L’interne continue de percevoir sa rémunération de son centre hospitalier de rattachement L’étudiant ne peut, au cours de son stage, remplacer l’un de ses maîtres.
L’étudiant ne doit pas travailler plus de 2 jours consécutifs chez le même médecin. L’étudiant ne peut participer seul au service de garde libérale en l’absence de définition légale de la garde de médecine générale libérale pour les internes. Un coordonnateur, maître de stage, est attribué à chaque interne
Le maître de stage doit être joignable en permanence. Le temps dégagé pour ce maître de stage si c’est le cas peut être utilisé pour une activité universitaire (enseignement, formation, recherche). Le maître de stage perçoit des honoraires dans des conditions fixées par l’arrêté du 16 mai 1997 relatif à l‘indemnisation des maîtres de stage exerçant leur activité en cabinet libéral conformément aux dispositions du décret no 97-495 du 16 mai 1997 relatif au stage pratique des résidents auprès des praticiens généralistes agréés.

Pour plus de renseignements se rapprocher du Pr. Franciane GANE-TROPLENT
Tel.: 05 90 20 39 37, mail : franciane.troplent@orange.fr

 

14/02/20: DPC Coronavirus

le vendredi 14 février, toute la journée  – au Créole Beach Resort and Spa, Le Gosier – un séminaire médicale en infectiologie «Tout sur le Coronavirus et les nouvelles menaces en infectiologie » animé par le Dr. H. Courtade (Médecin biologiste et infectiologue) pour le compte du GEMA – organisme de formation médicale agréé (numéro 10422000024 session 4 sur le site de l’ANdpc):

Au programme :L’actuelle épidémie du nouveau Coronavirus qui sévit depuis décembre 2019 en Chine est en passe de devenir une pandémie. La banalité des premiers symptômes, pouvant se confondre avec le rhume saisonnier et les syndromes grippaux, courants en période hivernale, justifie une connaissance précise de cette maladie infectieuse émergente.

Connaître son épidémiologie ainsi que les signes cliniques associés est essentiel pour tous les professionnels de santé. Savoir l’identifier rapidement les protègera plus efficacement, et permettra d’interrompre la chaîne de transmission de l’épidémie.

Seront aussi traités au cours de cette session les autres maladies infectieuses que sont la Dengue, le Zika, et le Chikungunya et enfin, vous saurez pourquoi le traitement du SIDA permet l’émergence d’IST que l’on croyait oubliées à jamais: gonococcies, syphilis et le retour de la maladie de Nicolas Favre.

OBJECTIFS DE LA FORMATION:

  •  Mieux connaître les infections émergentes afin de savoir les diagnostiquer précocement, pour mettre en place si nécessaire un traitement efficace
  •  Analyser sa propre pratique vis-à-vis de ces infections
  •  Savoir optimiser ses prescriptions (outils de diagnostic adaptés, traitements)

Cette formation d’une journée est prise en charge par le DPC et permet donc au médecin inscrit d’être indemnisé à hauteur de 315E pour la journée de formation.
La personne à contacter : k.anatchkov@gema-fm.fr ,  05.59.25.41.01

Epidémiologie leptospirose en Guadeloupe (2012-2019)

Bilan de situation épidémiologique des cas biologiques de leptospirose, 2012-2019, Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélemy.

 En 2018, le bilan des données de surveillance n’indique pas de recrudescence saisonnière plus importante que les années précédentes (n=72 contre 68 cas en 2017 et 75 cas en moyenne par an sur la période 2012-2016 ) (Figure 1).  Les cas surviennent tout au long de l’année, mais la majorité est identifiée d’août à décembre, période qui correspond globalement à la saison des pluies aux Antilles. La répartition mensuelle des cas indique un pic en novembre 2018, avec un nombre de cas plus important (n=25) par rapport à l’année précédente (n=16) et aux moyennes observées entre 2012-2016 (n=12).

Depuis janvier 2019, l’analyse globale des données de surveillance épidémiologique ne montre pas de survenue inhabituelle des cas de leptospirose sur nos territoires comparée à la même période des années précédentes. A noter néanmoins une légère hausse de cas observée au cours du mois de janvier 2019 (n=8 cas contre 6 cas et 5 cas en 2018 et 2017 respectivement). Ce nombre de cas reste toutefois inférieur à ceux déjà observés en 2014 (n=13) et en 2012 (n=10) pour la même période.

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Figure 1. Répartition mensuelle des cas de leptospirose (confirmés et probables) rapportés au dispositif de surveillance, 2012-2019, données reçues et traitées par l’ARS Guadeloupe Saint-Martin Saint-Barthélemy, exploitation santé publique France en région Antilles, données provisoires en 2019

Rappel de la maladie (signes cliniques, épidémiologie, principaux facteurs de risques) La leptospirose est causée par une bactérie appartenant à la famille des Leptospires (plus de 300 sérovars pathogènes rassemblés en 24 sérogroupes), avec un sérogroupe identifiée de façon prédominante aux Antilles, Icterohaemorragiae. Les leptospires se maintiennent assez facilement dans le milieu extérieur (eau douce, sols boueux).

 La contamination humaine se fait :
· soit directement par contact direct de la peau (en particulier si elle est lésée) ou des muqueuses avec des urines ou des tissus d’animaux infectés (rongeur et insectivore, chien, bovin, porc, animaux de compagnie, etc…);
·  soit indirectement par l’intermédiaire du milieu extérieur pouvant être contaminé par l’urine d’animaux infectés

La leptospirose débute après une incubation de 5 à 20 jours par l’apparition brutale d’une fièvre élevée (en général >39°C), accompagnée de douleurs musculaires, articulaires, abdominales et de forts maux de tête. La maladie peut s’aggraver 4 à 5 jours après les premiers signes et s’étendre au foie (ictère), aux reins, aux poumons, et aux méninges.

 Le diagnostic de leptospirose repose sur la conjonction d’arguments cliniques, biologiques et épidémiologiques. Le polymorphisme clinique peut conduire à un retard thérapeutique délétère par confusion avec des diagnostics différentiels tels que le virus de la grippe ou le virus de la dengue.

 Depuis le début d’année 2019, comme les années précédentes, les investigations menées par l’ARS n’ont pas mis en évidence de source commune d’exposition qui serait à l’origine de cas groupés. Les expositions à risque identifiées lors des enquêtes menées autour des cas sont principalement liées aux activités agricoles, d’élevage ou de jardinage. Des risques liés aux activités pédestres ou activités de loisirs (baignade) ont également été documentées.

 Source : ARS Guadeloupe

29/07/19: Communiqué de presse du CDOM de Guadeloupe

COMMUNIQUE de PRESSE : Situation Sanitaire de la Guadeloupe

Le Conseil Départemental de Guadeloupe de l’Ordre des Médecins rappelle qu’en toutes circonstances, la permanence dans les services d’accueil et d’urgences doit garantir la prise en charge des patients dans les meilleurs conditions.

Tout en prenant en compte les conditions difficiles d’exercice des médecins du CHU, il exhorte cependant l’ensemble de la communauté médicale hospitalière à assurer la continuité des soins dans les différents services.

Face à cette situation de crise majeure, il appelle à la poursuite des négociations et à une concertation dans l’objectif d’apporter rapidement une réponse adaptée aux revendications des professionnels de santé prenant en compte la réalité de ce qui est « possible » dans l’immédiat, sans occulter celles à satisfaire dans un temps ultérieur, et ce dans l’intérêt premier de la population de la Guadeloupe et des collectivités.

Préoccupé par cette période difficile au plan sanitaire, le Conseil Départemental apporte une écoute attentive aux doléances du personnel médical et paramédical du CHU, sans pour autant être indifférent aux effets collatéraux d’une telle situation sur l’activité des professionnels de santé libéraux et ceux des établissements publics et privés qui, depuis le 29 novembre 2017 ont montré leur implication forte dans une démarche de collaboration étroite et constructive avec le service public afin de garantir une offre de soins sinon optimale, mais au moins adaptée à cette situation inédite post-incendie, et ceci au bénéfice des patients.

Notre Conseil rappelle qu’il est de la responsabilité de tous les décideurs et acteurs de la vie politique locale et des représentants du personnel de trouver rapidement les voies et moyens permettant d’atteindre l’objectif qui devrait être partagé par tous : celui de permettre au CHU d’assurer au plus vite sa mission de soins , dans ses différents services et dans d’excellents conditions.

L’Ordre des Médecins s’étant toujours inscrit dans cet objectif ne cessera d’appeler la population de la Guadeloupe et des Collectivités à retrouver puis à garder toute sa confiance quant à sa prise en charge au sein du CHU dont la place dans l’offre de soins, demeure primordiale et incontournable, en étroite synergie avec les Etablissements publics et privés et les médecins libéraux.