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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

Recommandations pour H.Pylori

Les Recommandations HAS mettent l’accent sur certaines indications de la recherche d’une infection à H. pylori comme:
-  ulcère gastrique ou duodénal (actif ou antécédent)
-  antécédents familiaux de cancer gastrique.
-  prise d’aspirine ou d’AINS chez un patient ayant un antécédent d’ulcère
-  dyspepsie chronique sans lésion visible à la gastroscopie
-  anémie par carence en fer ou en vitamine B12 sans cause retrouvée
- purpura thrombopénique immunologique ou à une forme de lymphome gastrique (dite du MALT -mucosal-associated lymphoid tissue)

La HAS met aussi à disposition des outils comme des modèles de courrier pour la demande de fibro+biopsie au gastro-enterologue, et de réponse du gastro avec le traitement adapté en cas de positivité, et renvoie vers la fiche de pertinence de traitement pour les détails, et sinon vers le site antibioclic régulièrement mis à jour.

Plateforme Territoriale d’Appui

Connaissez vous la Plateforme Territoriale d’Appui (P.T.A)?
Une aide disponible (mais encore faut il le savoir…) dans le soutien et l’aide aux patients dans leurs démarches de soin; du social (ouverture des droits…), au médical en passant par tout ce qu’il y a autour!
N’hésitez pas à les joindre par téléphone ou mail, et pour toute demande remplir une fiche de déclenchement.
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01-07-2017: suite des modifications tarifaires…

Faisant suite à notre article 01-05-2017 nouvelles cotations et tarifs… la suite des modifications tarifaires applicables au 1er juillet (et avant les suivantes au 1er novembre) aux  Antilles-Guyane…
Et Ameli étant enfin à jour, vous pouvez consulter tous les tarifs généralistes DOM, et je peux donc vous confirmer:
- la consultation de base reste C(S)+MMG = G(S), mais le C passant à 27.6 euros (tarif métropole +20%), le G sera dorénavant à 29.6 euros 
- la visite reste VG(S) , et VG(S) = G(S) = 29.6 euros auquels on ajoute (ou pas) MD=10 euros et/ou des idemnités kilométriques…
- la visite longue reste VL, applicable 1 fois par an, et VL = 50.60
- pour les enfants:
de 0 à 6 ans, on garde la majoration  MEG de 5 euros , et donc la consultation se cote G(S)+ MEG =34.6 euros
et pour les examens du 8ème jour, et 9ème et 24ème mois,  le COE reste à 46.8 euros (et passera en novembre à 55.20 euros)

- la majoration de coordination (qui s’applique lorsqu’un généraliste renvoie le patient vers son médecin traitant avec un courrier), MCG passe à 5 euros
 - les majorations MIC et MSH ont  la valeur du C soit 27.6

-pour les certificats Accidents de Travail
certificat initial: G(S) + K0.4= 30.37 euros
certificat final: G(S) + K1= 31.52 euros

- la CA est toujours à 28.6 (et donc < G) donc sans interet…
- le SES
(suite examen de santé de la sécu) = 1.5 C = 41.4 euros

NB: pour nos confrères agréés par la préfecture pour la visite d’aptitude au permis de conduire; elle est passée à 36 euros (non remboursés par la sécu).

L’avenir du dépistage du cancer du sein…

J’emprunte à UG Zapping N°124, la communication d’Union Généraliste FMF et son rédacteur (le Dr Claude BRONNER) son article et ses liens vers d’autres auteurs… et vous laisse vous faire votre idée…

A propos du sort du rapport dépistage cancer du sein
Une grande concertation sur le dépistage du cancer du sein a été organisée et a produit des documents plutôt intéressants qu’il est utile de consulter : « Ensemble, améliorons le dépistage du cancer du sein. Concertation citoyenne et scientifique. » Le traitement par l’Inca et le ministère ne déçoit pas et les commentaires de Jean Dobouvetzky avec « Dépistage des cancers du sein : quand agence et ministère tentent de glisser un rapport dérangeant sous le tapis » sont à lire. On peut aussi s’intéresser aux « Chroniques d’un jeune médecin quinquagénaire » qui analyse la plaquette de l’Inca « Cancers du sein, du diagnostic au suivi » et l’assassine avec son post « Comment l’INCa prend les MG pour des cons« .

« Mais la recommandation la plus retentissante est l’arrêt du dépistage organisé. Soit l’arrêt complet (scénario 1), aboutissant à confier aux médecins de premier recours le soin d’informer les femmes et de prescrire à bon escient un dépistage à certaines d’entre elles, avec leur accord. Soit l’arrêt sous sa forme actuelle (scénario 2), aboutissant à une refonte complète avec là encore passage par les généralistes, en utilisant des grilles de risque (à établir) en vue d’éviter que des femmes à faible risque soient dépistées et subissent les effets indésirables du surdiagnostic (bon, c’est pas écrit comme ça, mais c’est assez clair quand même). Dans les deux cas, un élément clé est que la formation initiale et continue des médecins impliqués dans le dépistage (en particulier les généralistes) les mette en mesure d’informer les femmes de la controverse et des effets indésirables du dépistage, afin qu’elles fassent leurs choix personnels en connaissance de cause. Le comité de pilotage estime ne pas avoir les données pour choisir entre les deux scénarios, et détaille quelques uns de leurs avantages et inconvénients ou risques. »
Jean Doubovetzky, médecin généraliste, membre de la rédaction Prescrire et de Cancer-Rose