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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

Vos représentants syndicaux.

Je vous rappelle l’existence des Commissions Paritaires Régionale (CPR) qui sont des réunions entre les représentants syndicaux des professionnels de santé (des syndicats signataires de la Convention en cours) et la Caisse.
Pour les médecins de la Guadeloupe, la CPR des médecins libéraux a été installée le 22/06/2017 et vos représentants sont les suivants:
membres CPL 2017
N’hésitez pas à faire remonter vos doléances, vers le representant de votre choix, et notamment vers moi :-) par exemple pour les doléances liées aux téléservices (télétransmission, espace-pro…) pour lesquels un groupe-test à été créé à l’initiative de l’informaticien de la CGSS de Guadeloupe (Mr MELSE).

Réseau MG ambulatoires investigateurs, étude SAGA.

Développer la recherche en médecine générale est indispensable. Nous devons produire les données nécessaires à l’amélioration de la qualité des soins. Nous devons changer le regard porté sur notre discipline. Pour y parvenir, il faut coordonner nos efforts et réunir toutes les ressources disponibles.
À cet effet, le Département Universitaire de Médecine Générale (DUMG) de la Faculté Hyacinthe Bastaraud pilote la création d’une unité de recherche ambulatoire en soins primaires aux Antilles-Guyane. En corollaire, nous souhaitons constituer un réseau de médecins généralistes investigateurs, en Guadeloupe, Guyane et Martinique.

Si vous acceptez d’être membre de ce réseau, vous pourrez :
- être sollicités pour animer les recherches ambulatoires soutenues par le DUMG. Votre rôle consistera à assurer le bon déroulement des études auxquelles vous aurez choisi de participer, en recrutant et suivant des participants
- intégrer l’unité de recherche ambulatoire en soins primaires des Antilles et de la Guyane et bénéficier de son soutien méthodologique ;
- mettre en œuvre vos idées de recherche, en les soumettant à l’unité de recherche ambulatoire.

Pour inaugurer la création de ce réseau, nous vous proposons de contribuer à l’étude SAGA (toujours en cours d’inclusion), dont l’objectif est d’évaluer pour la première fois l’intérêt des statines en prévention primaire chez les personnes âgées (>75 ans ) en ambulatoire. Pour chaque patient inclus et suivi, une rémunération de 300€ est prévue.

Si vous êtes intéressé par le réseau des médecins généralistes investigateurs Antilles-Guyane, et /ou par l’étude SAGA,
écrivez à philippe.carrere@univ-ag.fr qui vous recontactera.

Pénurie de vaccins hépatite B pour les adultes.

Je vous renvoie à l’article du site VIDAL, qui détaille les conditions de délivrance  uniquement à la pharmacie de l’hôpital (CHUPPA et CHBT), et pour seulement les patients ambulatoires appartenant aux populations à vacciner contre l’hépatite B en priorité, conformément à l’avis du HCSP du 14 février 2017.

  • Personnes soumises à l’obligation vaccinale dans le cadre de leur activité professionnelle : professionnels de santé ou étudiants, militaires à l’incorporation
  • Personnes non soumises à l’obligation vaccinale mais exerçant une activité rémunérée ou bénévole les exposant au risque de contamination ;
  • Personnes à risque en dehors du cadre professionnel : nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène HBs*, personnes ayant un comportement sexuel à risque, personnes en dialyse ou ayant une insuffisance rénale chronique, candidats à une greffe, détenus.

NB: les vaccins pour enfants restent eux disponibles en pharmacie de ville.

En apprendre plus sur la scolopendre…

scoloEn apprendre plus sur la scolopendre… en participant au recueil de données de la thèse de Axelle Le Boursicot, pour son « Etude épidémiologique, multicentrique, prospective des envenimations par la scolopendre aux Antilles », qui s’appuie sur l’argumentaire suivant:
-
La morsure de scolopendre représente la première cause d’intoxication animale aux Antilles, avec une centaine de cas observés annuellement aux urgences des hôpitaux publics de Guadeloupe. Il y a peu de séries décrites dans la littérature, qui ne correspondent pas toujours aux espèces présentes aux Antilles et peu de connaissances sur la toxicité du venin de scolopendre.
Les symptômes les plus décrits sont une douleur intense, un érythème, un œdème. Une apparition parfois de pustules et d’une  nécrose cutanée a été rapportée. Dans de rares cas, des ganglions lymphatiques gonflés, une paresthésie, des surinfections bactériennes, des maux de tête, des palpitations, des nausées et vomissements et des démangeaisons ont été décrits. Enfin, des manifestations systémiques parfois sévères ont été décrites telles que vision perturbée, perte de conscience, fièvre, dyspnée, hypotension, bradycardie, ischémie coronaire, infarctus du myocarde, rhabdomyolyse, insuffisance rénale aigue et troubles de la coagulation.
Enfin, deux cas de décès potentiellement dû à un choc anaphylactique ont été signalés en 2016 dans la presse locale mais l’imputabilité n’a pu être établie.
- La prise en charge décrite dans la littérature est souvent empirique, en fonction des signes et symptômes observés. Ceux-ci peuvent dépendre notamment de la taille et de l’espèce de scolopendre impliquée ou des caractéristiques des patients.

Aussi, vous (médecins généralistes de Guadeloupe) pouvez participer à cette étude épidémiologique prospective (qui débute le 24/07/2017, pour une année) des envenimations par les scolopendres aux Antilles en remplissant la fiche de recueil de données de la thèse (+ Notice d’information pour le patient)

Si vous disposez d’une photographie de la scolopendre ramenée par les patients (et en vous aidant de cet aide à l’identification des Scolopendres des Antilles établi par Karl QUESTEL) ou si la symptomatologie de la plaie présente une particularité et que vous pouvez la photographier, vous pouvez l’envoyer à l’adresse : scolopendre2017@gmail.com (que vous pouvez aussi utiliser pour entrer en contact avec Axelle le Boursicot).