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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

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Rougeole : quand le médecin n’est pas vacciné !

Je partage cet article Rougeole : quand le médecin n’est pas vacciné !  de JIM.fr, qui raconte comment à la Réunion parmi les cas recensées depuis décembre 2018 « six ont plus particulièrement retenu l’attention de l’Agence régionale de Santé (ARS) de l’Océan Indien…
Les investigations menées par l’ARS ont permis de déterminer que deux médecins, eux-mêmes possiblement précédemment contaminés par des patients qu’ils avaient pris en charge aux urgences, étaient très probablement à l’origine de ces six cas de rougeole. »
Rappelons que les recommandations sont que « Les personnes nées avant 1980, non vaccinées et sans antécédent connu de rougeole ou de rubéole, qui exercent des professions de santé en formation, à l’embauche ou en poste, doivent recevoir une dose de vaccin trivalent rougeole-oreillons-rubéole. La vaccination avec une dose de vaccins trivalent ROR est fortement recommandée pour les personnes travaillant dans les services accueillant des patients à risque de rougeole grave ».

Il n’est donc pas trop tard pour nous demander si nous sommes bien à jour, et dans le cas contraire faire en sorte de l’être pour notre bien, celui de notre entourage et de nos patients!
Primum non nocere  🙂

Vaccinations : une histoire de santé publique et de controverses sociales

Je vous invite à lire ce très bon article « Vaccinations : une histoire de santé publique et de controverses sociales » de la Revue Prescrire, qui retrace l’histoire de la vaccination en commençant par la variole et en passant par la poliomyélite et la tuberculose…, et les débats qui ont toujours agité la société, avec l’opposition entre intérêt public et liberté des individus… n’empêche qu’aujourd’hui la variole est éradiquée, et que ceux qui peuvent polémiquer ont la chance de ne pas faire partie des décédés de la rougeole par exemple.

Voyageurs.

Quelques liens utiles à la préparation du voyage:
– « la Bible » du médecin du voyageur: le BEH spécial voyageurs 2018, avec notamment le tableau situation du paludisme et indication de la chimioprophylaxie en fonction du territoire et celui des vaccins du voyageur.
– les recommandations par pays du CHU de Toulouse
– la page d’accueil du site Santé-Voyages.com avec des espaces voyageurs, médecins et entreprises, des fiches par pays et même une boutique 🙂
– le site Safetravel
– le site mes vaccins.net

– le site du ministères des affaires étrangères avec des informations « dernières minutes » sécuritaire et sanitaire, des infos pratiques, des conseils par pays, un accès au dispositif Ariane (comme le fil :-)…
– les recommandations adaptées aux femmes enceintes ou allaitantes sur le site du CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes).

EN GUADELOUPE:
• L’Institut Pasteur dispense du lundi au vendredi, de 8h à 14h, des consultations conseil aux voyageurs ainsi que les ordonnances de prophylaxie contre le paludisme, et les vaccinations du voyageur, aux tarifs suivants  (CB ou espèces): fièvre jaune: 45 euros, hépatite A: 52 euros, fièvre typhoïde: 42 euros, leptospirose: 55 euros, rage: 53 euros, méningocoque: 52 euros, DTP-HépatiteB-ROR: gratuits.
• Centre Médical de l’Aéroport (CMA): 0590 83 61 24, 7 jours/7, de 9 à 23h, propose également des consultations voyageurs, et les vaccinations (fièvre jaune au tarif de 80 euros, et réalisation des éventuels autres vaccins après prescription et achat à la pharmacie). 

Pénurie de vaccins hépatite B pour les adultes.

Je vous renvoie à l’article du site VIDAL, qui détaille les conditions de délivrance  uniquement à la pharmacie de l’hôpital (CHUPPA et CHBT), et pour seulement les patients ambulatoires appartenant aux populations à vacciner contre l’hépatite B en priorité, conformément à l’avis du HCSP du 14 février 2017.

  • Personnes soumises à l’obligation vaccinale dans le cadre de leur activité professionnelle : professionnels de santé ou étudiants, militaires à l’incorporation
  • Personnes non soumises à l’obligation vaccinale mais exerçant une activité rémunérée ou bénévole les exposant au risque de contamination ;
  • Personnes à risque en dehors du cadre professionnel : nouveau-nés de mère porteuse de l’antigène HBs*, personnes ayant un comportement sexuel à risque, personnes en dialyse ou ayant une insuffisance rénale chronique, candidats à une greffe, détenus.

NB: les vaccins pour enfants restent eux disponibles en pharmacie de ville.

Anguillulose aux Antilles.

Peut être aviez vous participé au receuil de données pour la thèse du Dr Emmanuel LARSABAL, sur l’anguillulose aux Antilles… ce qui me permet de partager avec vous les résultats et les recommandations qui en découlent pour notre pratique.
angui 1angui 2Pour rappel l’ivermectine doit être prise à jeun (et le rester pendant les 2 heures qui suivent) et la posologie est fonction du poids du patient.

Choléra: recrudescence en Haiti, en 2015.

Le point épidémiologique , choléra, avril 2015 de l’Organisation Mondiale pour la Santé montre en Haïti, en 2015, une situation proche de celle de 2012 et 2013, alors qu’il y avait eu en 2014 une nette amélioration.
Sur les 11 premières semaines de 2015, ils ont recensés 10 328 cas, 8124 hospitalisations et 106 décès.
cholera
POUR RAPPEL:
• la définition de cas:alerte cjholera
• le point sur les connaissances de l’INVS
La durée d’incubation est courte, de quelques heures à cinq jours.
La plupart des sujets contaminés par V. cholerae présentent peu ou pas de symptômes, bien qu’on puisse retrouver le bacille dans leurs selles pendant une à deux semaines. En cas de maladie, 80 à 90 % des épisodes sont bénins ou modérément sévères et il est alors difficile de les distinguer cliniquement d’autres types de diarrhées aiguës.
Moins de 20 % des malades développent un tableau de choléra typique avec des signes de déshydratation modérée à sévère : il y a alors de violentes diarrhées et des vomissements, en « eau de riz », sans fièvre.

• La conduite à tenir devant un cas évocateur:CAT cholera• La stratégie de prise en charge_Gpe_2015

Grippe 2015… encore des incohérences!

Copie -coller de l’article de la lettre d’information du SNJMG du 30/01/15 à propos de la grippe et qui résume très bien la situation:
Toujours dans la catégorie «gags officiels », la Direction Générale de la Santé (DGS) vient de s’illustrer avec un message urgent à destinations des médecins à l’occasion du début de l’épidémie de grippe. Dans ce message, la DGS préconise l’utilisation précoce de Tamiflu° sans donner la moindre référence scientifique pour étayer son propos… Mais il n’y a pas que la DGS à faire du n’importe quoi ! Dans un article du Monde hier, Isabelle Bonmarin, chargée de la surveillance de la grippe à l’Institut national de veille sanitaire (InVS), invite la population à vite se faire vacciner alors que l’épidémie a déjà commencé, que le délai d’immunisation suite au vaccin est de deux semaines et que le vaccin 2014-2015 ne prend en compte le type AH3N2 présent dans 62% des cas de grippes en France
On se croirait un peu revenu en 2009 en plein festival d’incongruités sur la grippe H1N1… à moins qu’on n’en soit jamais sortis…
Pour en savoir plus : Dossier du Formindep sur le Tamiflu°