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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

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En kréol…

Un travail du Pr Jeannie HELENE-PELAGE, à l’origine en 2011 d’une 1ère version actualisée en 2015 de l’anatomie en créole, du lexique médical créole 2015.
anatomie en kréol

« A l’heure de la communication et de la multiplicité des médias, pourquoi proposer un lexique médical créole 2015 ?
Le langage médical populaire se situe dans le champ immense de la parole non écrite. Dans notre société guadeloupéenne marquée par l’oralité, il revêt une importance particulière : il dit la souffrance, la maladie et touche chacun au plus profond du corps.
Ce recueil de mots glanés au fil des consultations à la faveur du colloque singulier médecin/malade rend compte de la diversité de notre patientèle d’horizons créolophones différents, partageant cependant la même langue : le créole.
Puisse cet outil s’enrichir de l’expérience des autres praticiens et servir à l’indispensable rencontre avec l’autre. »
Pr. Hélène-Pelage, 2011

Consultation troubles de la voix et déglution.

voixLe service ORL du CHU de Pointe-à-Pitre/Abymes prpose une consultation de phoniatrie : troubles de la voix et de la déglutition,  assurée par le Docteur Jérémy Guillé (ORL) et Johanna David (orthophoniste).

Elle se déroule le jeudi matin au CHU de Pointe-à-Pitre, 7ème étage.
Les rendez-vous se prennent:
– par téléphone au 0590.89.14.60
– par mail jeremy.guille@chu-guadeloupe.fr

La Bibliothèque Hospitalo-Universitaire de Pointe-à-Pitre.

BHULa Bibliothèque Hospitalo-Universitaire (BHU) de Pointe-à-Pitre est ouverte aux lecteurs inscrits dans les bibliothèques de l’Université des Antilles, à partir du second cycle, aux internes, au personnel médical du CHU de Pointe-à-Pitre, aux chercheurs de l’INSERM et à toutes personnes justifiant de recherche sur des collections spécialisées en sciences médicales.

En devenant lecteur à la BHU de Pointe-à-Pitre vous aurez accès à l’ensemble des ressources de l’Université des Antilles (8 BU dont 4 en Guadeloupe).

Le portail documentaire vous donne accès à :
Plus de 300 000 imprimés dans toutes les disciplines.
Tous les livres disponibles sur nos rayonnages sont signalés dans le
catalogue kolibris.
• des ouvrages électroniques en ligne :
50 000 livres numériques consultables sur les postes de la bibliothèque
22 000 livres numériques consultables depuis chez vous sur votre ordinateur, tablette, smartphone… à partir de Elibris
des bases de données bibliographiques médicales avec des liens vers le texte intégral : Medline , Scopus.
• des revues électroniques : 22 000 revues électroniques, accessibles en texte intégral dont 5544 revues en médecine sur Biomed.

Vous disposez aussi :
d’une BHU ouverte 51 h par semaine,
de l’assistance d’une professionnelle en documentation médicale pour vous aider dans tous vos travaux de recherche documentaire, dossiers bibliographiques etc.,
d’un espace numérique composé de 5 terminaux pour la consultation des ressources documentaires et l’accès à des outils bureautiques.

Conditions d’inscriptions :
Attestation de domicile ou en tête de l’ordonnance médicale,
– Droits
d’inscription (en chèque de 44 euros pour la session 2014-2015)
Photo d’identité.

Contact (et auteur de cet article): ARJOUNIN Jeanne
Mail: jeanne.arjounin@chu-guadeloupe.fr
Tél. : 0590 891 239

e-RESPECT, la Revue des Etudiants en Soins Primaires…

eres

La Revue des Etudiants en Soins Primaires et Chercheurs Toulousains… première revue scientifique médicale francophone faite par et pour les étudiants autour de la thématique des Soins Primaires.

Avec au sommaire de chaque numéro, des actualités médicales, professionnelles, universitaires, des cas cliniques…
Les numéros sont téléchargeables à partir des archives du site, ou en suivant les liens ci-dessous:
Numéro 1 (mars 2012)
Numéro 2 (novembre 2012)
Numéro 3 (mars 2013)
Numéro 4 (juin 2013)
– Numéro 5 (octobre 2013)
– Numéro 6 (mars 2014)
Numéro 7 (juin 2014)
Numéro 8 (octobre 2014)


 

Surmédicalisation and co.

La surmédicalisation est un sujet de plus en plus abordé, à l’origine de publications et de rencontres comme les colloques «Sur- et sous-médicalisation, sur-diagnostics, sur-traitements» organisés à Bobigny depuis 2012, par:
• 
Le groupe d’études Princeps constitué de
– Dr Jean-Claude SALOMON, Médecin, ancien chercheur en immunologie du cancer
– Pr Michel THOMAS,Médecin interniste, ancien chef de service
– Dr Omar BRIXI, Médecin de Santé Publique, consultant
Dr François PESTY, Pharmacien, consultant et créateur du blog puppem
Mme Elena PASCA, Philosophe, sociologue, et créatrice du blog Pharmacritique
• La Société de Formation à la Thérapeutique du Généraliste (SFTGreprésentée par le Dr Alain SIARY, Médecin généraliste et enseignant en Médecine Générale
• La Faculté de Médecine de Bobigny représentée par le Dr Michel DORÉ, Médecin et Directeur du département de Médecine Générale
• L’Association Civic Santé représentée par Mme le Dr Maïlys MICHOT-CASBAS, Praticien Hospitalier.

LES PRESENTATIONS DES COLLOQUES sont disponibles en ligne:
• 1er colloque
 (27-28/04/2012),
ainsi que les résumés des ateliers du 1er colloque, sur le  blog pharmacritique: 1er atelier (surmédicalisation: mythe ou réalité), et 2ème atelier (causes et sources de surmédication).
2ème colloque (3 et 4/05/2013 à Bobigny)

En parallèle, en avril 2013 le rapport de l’Académie de Médecine  sur l’amélioration de la pertinence des stratégies médicales souligne l’inutilité et le caractère redondant de près 28% des explorations complémentaires!
Les mêmes idées sont reprises par le Pr Didier Sicard, du Comité national d’éthique, dans «Un très grand nombre d’examens sont inutiles », et par le Pr Guy Vallancienans (blog Santé 2020), dans son article Trop d’examens médicaux?

Parmi les causes de cette inflation d’actes:
– sur les bancs de la fac… jusqu’à l’épreuve nationale classante où les candidats listent une accumulation de bilan espérant glaner quelques points.
– en pratique quotidienne les examens complémentaires sont un gage d’objectivité mais parfois une solution de facilité, face à des patients demandeurs de prescription thérapeutique ou diagnostique, sur papier à entête… et dans le souci d’éviter les poursuites judicaires pour manquement de moyens…

Parmi les solutions pour lutter contre ces dérives :
– enseigner l’analyse critique des prescriptions, en rappelant que les examens complémentaires -comme leur nom l’indique- sont des moyens d’information secondaires à l’interrogatoire et à l’examen clinique du malade.
– prendre le temps de l’interrogatoire et de l’examen clinique (mais nécessite une rémunération en fonction, comme en Suisse par exemple).

Le 3ème colloque sur le sujet aura lieu les 25 et 26 avril 2014.

Etre Maître de Stage Universitaire (MSU).

Après notre article sur comment « Devenir Maître de Stage Universitaire » (critères, procédure…), celui-ci est une présentation des MSU du Département de Médecine Générale des Antilles-Guyane.
En effet l’UAG accueille chaque année environ 370 étudiants en  3ème cycle de Médecine (effectif de la rentrée de novembre 2012), répartis sur 3 sites (Guadeloupe, Martinique et Guyane), dont 183 en Médecine Générale, et 68 en moyenne/an en stage ambulatoire (33 en novembre 2012 et 35 en mai 2013). 

Rappelons qu’il existe 3 types de stage
1) pour les externes du 2ème cycle : 6 semaines à temps plein, pour leur faire découvrir la séméiologie, et la médecine générale.
2) stage ambulatoire obligatoire de  niveau 1 du 3ème cycle :  6 mois, divisé en 3 (2 médecins généralistes de ville (binômes) et 1  médecin en PMI ou médecine scolaire), le but est la mise en autonomisation progressive de l’interne.
3) stage ambulatoire facultatif en soins primaires en autonomie supervisée = SASPAS : 6 mois entre 3 médecins (trinômes).

Depuis 1995, les MSU accueillent ces étudiants en 3ème cycle de Médecine Générale dans le cadre de leur stage obligatoire chez le praticien, ou du stage facultatif SASPAS.
A la rentrée prochaine les MSU accueilleront également des externes.
La rémunération est de 600€/mois (soit 1200€/étudiant/semestre).

Les MSU sont au nombre de:
– 65  en ville: 24 en Guadeloupe31 en Martinique et 10 en Guyane
– 19 en PMI: 7 en Guadeloupe, 2 en Martinique et 10 en Guyane
– 12 en santé scolaire: 7 en Guadeloupe et 5 en Martinique.

En Guadeloupe, les MSU sont réunis sous la forme d’une association loi 1901, dont le président est le Dr SAMYDE, et qui organise chaque année au moins une formation destinée spécifiquement aux MSU, exemples:
– en 2010: week-end de formation sur la thyroide, et l’insuffisance rénale
– en 2011: formation CNGE, sur le stage de niveau 1 des internes
– en 2012 : formations CNGE sur 2 jours sur la direction de thèse puis sur le stage de niveau 2 des internes.
– en 2013:  formation Process Com en mars, et formation CNGE au stage des externes en avril

Article écrit avec la collaboration du Dr Jeannie HELENE-PELAGE (MSU, Professeur Associé, et coordinatrice du DES de Médecine Générale à l’UAG) et Mme Venise OPET de l’UAG.

Dengue chez les enfants drépanocytaires.

Le Dr Séverine HOCQUELET, qui a soutenu sa thèse le 19 mars dernier, a accepté de partager avec nous les résultats et conclusions de son travail sur «LA DENGUE CHEZ LES ENFANTS PORTEURS DE LA DRÉPANOCYTOSE: Etude sur trois épidémies de dengue en Guadeloupe de 2005 à 2011, chez les enfants hospitalisés.»

Introduction:
La drépanocytose fut citée comme un facteur de risque de dengue sévère lors de l’épidémie de Cuba en 1981. Depuis, cette hypothèse n’a jamais été réévaluée. Notre travail consistait à décrire le profil clinico-biologique de la dengue chez les enfants drépanocytaires pour tenter de mettre en évidence une différence avec les enfants sains. Par ailleurs, nous avons recherché une disparité d’expression de la dengue entre les différents types de drépanocytose.

Matériels et méthodes:
Réalisée en Guadeloupe sur trois épidémies de 2005 à 2010, notre étude rétrospective et descriptive, a porté sur 28 enfants drépanocytaires hospitalisés pour dengue. Nous avons analysé les caractéristiques clinico-biologiques et épidémiologiques, ainsi que la prise en charge pendant l’hospitalisation.

Résultats:
Le délai de consultation moyen était de 2,7 jours. À l’entrée, la symptomatologie était principalement définie par de la fièvre (93%), des troubles digestifs (82%) et un syndrome algique (68%). Les anomalies biologiques étaient dominées par une thrombopénie (54%) et une cytolyse hépatique (93%), celle-ci étant beaucoup plus sévère chez les enfants hétérozygotes SC (allant jusqu’à plus de 225 fois la norme). 7 enfants (25%) ont présenté une dengue sévère, dont 4 enfants hétérozygotes SC ayant nécessité une hospitalisation en réanimation. Parmi eux, 2 sont décédés.

Conclusion:
Le taux de sévérité de 25% et de létalité de 7,1% laissent penser que la drépanocytose représente effectivement un facteur de risque de dengue sévère chez les enfants. Par ailleurs, les patients hétérozygotes SC connaîtraient un degré de sévérité supérieur aux autres types de drépanocytose.

MESSAGES A FAIRE PASSER en ville:
– Les patients drépanocytaires sont des patients à risque de complication de la dengue, et encore plus s’ils sont SC (défaillance hépatique notamment).
– Les patients drépanocytaires doivent consulter dès le 1er jour de fièvre ≥38.5°C comme le préconise les recommandations (et antibiothérapie systématique en attendant les résultats biologiques).
Les AINS font partir de l’arsenal antalgique (pallier 2) et ils sont prescrit habituellement aux patients drépanocytaire, mais ce message doit être modulé en période d’épidémie de dengue (par exemple remplacement par la codéine).
PAS de corticoïdes (risque accru de crise vaso-occlusive)
– Connaitre le taux d’hémoglobine de base des patients drépanocytaires (transfusion en cas de baisse ≥ 20%).

Article relu par le Dr Séverine HOCQUELET (médecin généraliste).

Le poste de Chef de Clinique en Médecine Générale à l’UAG.

La Médecine Générale est reconnue comme spécialité à part entière depuis 2004. Sa filière universitaire est en cours de développement, avec pour objectif majeur la valorisation de l’enseignement et de la recherche dans cette discipline.
Des postes d’enseignants en médecine générale, titulaires ou associés, ont ainsi été créés : Professeur des Universités (PU) ou Associé (PA), Maître de Conférence des Universités (MCU) ou Associé (MCA), et Chef de Clinique des Universités (CCU)

Focus sur le poste de Chef de Clinique:
En 2012, en France, 74 CCU en médecine générale partagent leur temps entre:
– activité pédagogique : enseignement dans les deuxième et troisième cycles des études médicales, contrôles de connaissances, participation aux jurys d’examen et de concours
– activité de recherchedéveloppement d’études, production de connaissances, et direction de thèse ou de mémoire
– activité de soins ambulatoire : sous différents statuts possibles (salarié au sein d’un centre de santé, ou libérale sous la forme d’un remplacement, d’une collaboration, d’une installation, ces deux dernières possibilités étant privilégiées).
Le CCU est rémunéré de façon distincte, pour son activité pédagogique et de recherche (financement universitaire) et pour son activité de soins (salaire ou honoraires).

univ

A la Faculté de Médecine de l’UAG:
– le poste de PA, est occupé par le Pr Jeannie HELENE-PELAGE.
– le poste de MCA, est occupé par le Dr Franciane GANE-TROPLENT.
– le poste de CCU a été occupé pour la première fois en mai 2010, et pour 2 ans par le Dr Wale KANGAMBEGA qui détient des diplômes universitaires en diabétologie et éducation thérapeutique et complétera sa formation avec un Master 1 et 2 en éducation thérapeutique du patient (ETP). Elle continue à faire partie du département de médecine générale, et participe aux enseignements, à des projets de recherche, à des directions de thèse et à la rédaction d’un journal.
Le Dr Philippe CARRERE, lui a succédé en mai 2012,  après obtention d’un Master 2 Recherche (ex DEA) en épidémiologie clinique. Il assure sa part recherche en menant des travaux dans le domaine des inégalités sociales de santé. A ce titre, il a participé à plusieurs congrès et a récemment obtenu le prix du meilleur poster aux dernières rencontres internationales de la Société Française d’HTA. Il effectue sa part soins cinq demi-journées par semaine en collaboration libérale dans un cabinet médical situé à Saint-Claude.

Article co-écrit, et relu par les Drs Wale KANGAMBEGA, et Philippe CARRERE.

 Source : e-RESPECT, N° 1, mars 2012 page 12