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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

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Déclaration d’effets indésirables.

Mise à jour de l’article de 2013…
Les médecins ont toujours l’obligation suivant le Décret n°95-278 du 13 mars 1995 relatif à la pharmacovigilance modifié, de signaler tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit au centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent.
Pour la Guadeloupe, il s’agit du CRPV de Bordeaux:
Centre de Pharmacovigilance, Hôpital Pellegrin, 33076 BORDEAUX CEDEX
Téléphone : 05 56 98 16 07   Fax : 05 57 57 46 60
Mail: pharmacovigilance@pharmaco.u-bordeaux2.fr

La fiche de pharmaco-vigilance (Cerfa N°10011*02) est toujours valable, à imprimer puis transmettre par courrier postal ou électronique, de préférence après contact téléphonique préalable, mais surtout beaucoup plus simple maintenant vous pouvez remplir directement sur le Portail de signalement des événements sanitaires indésirables et cela que vous soyez professionnel de santé ou patient, et cela regroupe les situations suivantes:
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Une déclaration doit toujours comporter au minimum les informations suivantes :
- Une source identifiable (le notificateur, et ses coordonnées)
- Un patient identifiable (sexe, âge, poids, taille, département de résidence, antécédents, profession…)
- les médicaments pris , et le produit suspecté (dénomination, numéro de lot -indispensable pour la traçabilité du médicament dérivé du sang- posologie, voie d’administration, date de début et de fin de traitement, indication…)
- La nature de l’effet indésirable (description, date d’apparition, évolution…)

En apprendre plus sur la scolopendre…

scoloEn apprendre plus sur la scolopendre… en participant au recueil de données de la thèse de Axelle Le Boursicot, pour son « Etude épidémiologique, multicentrique, prospective des envenimations par la scolopendre aux Antilles », qui s’appuie sur l’argumentaire suivant:
-
La morsure de scolopendre représente la première cause d’intoxication animale aux Antilles, avec une centaine de cas observés annuellement aux urgences des hôpitaux publics de Guadeloupe. Il y a peu de séries décrites dans la littérature, qui ne correspondent pas toujours aux espèces présentes aux Antilles et peu de connaissances sur la toxicité du venin de scolopendre.
Les symptômes les plus décrits sont une douleur intense, un érythème, un œdème. Une apparition parfois de pustules et d’une  nécrose cutanée a été rapportée. Dans de rares cas, des ganglions lymphatiques gonflés, une paresthésie, des surinfections bactériennes, des maux de tête, des palpitations, des nausées et vomissements et des démangeaisons ont été décrits. Enfin, des manifestations systémiques parfois sévères ont été décrites telles que vision perturbée, perte de conscience, fièvre, dyspnée, hypotension, bradycardie, ischémie coronaire, infarctus du myocarde, rhabdomyolyse, insuffisance rénale aigue et troubles de la coagulation.
Enfin, deux cas de décès potentiellement dû à un choc anaphylactique ont été signalés en 2016 dans la presse locale mais l’imputabilité n’a pu être établie.
- La prise en charge décrite dans la littérature est souvent empirique, en fonction des signes et symptômes observés. Ceux-ci peuvent dépendre notamment de la taille et de l’espèce de scolopendre impliquée ou des caractéristiques des patients.

Aussi, vous (médecins généralistes de Guadeloupe) pouvez participer à cette étude épidémiologique prospective (qui débute le 24/07/2017, pour une année) des envenimations par les scolopendres aux Antilles en remplissant la fiche de recueil de données de la thèse (+ Notice d’information pour le patient)

Si vous disposez d’une photographie de la scolopendre ramenée par les patients (et en vous aidant de cet aide à l’identification des Scolopendres des Antilles établi par Karl QUESTEL) ou si la symptomatologie de la plaie présente une particularité et que vous pouvez la photographier, vous pouvez l’envoyer à l’adresse : scolopendre2017@gmail.com (que vous pouvez aussi utiliser pour entrer en contact avec Axelle le Boursicot).

Anguillulose aux Antilles.

Peut être aviez vous participé au receuil de données pour la thèse du Dr Emmanuel LARSABAL, sur l’anguillulose aux Antilles… ce qui me permet de partager avec vous les résultats et les recommandations qui en découlent pour notre pratique.
angui 1angui 2Pour rappel l’ivermectine doit être prise à jeun (et le rester pendant les 2 heures qui suivent) et la posologie est fonction du poids du patient.

Info leptospirose // trail.

L’ARS attire l’attention sur les patients (sportifs) qui participent aux trails et/ ou canyoning (activités à risque de transmission de la leptospirose), en Guadeloupe (Volcano, le trail de la mangrove, trail des grands fonds…) ou ailleurs …
Pour rappel:
L’incubation dure de 4 à 14 jours. De nombreuses formes cliniques, allant du syndrome grippal à l’atteinte multiviscérale avec syndrome hémorragique sont décrites.
Dans la forme modérée, la maladie débute par une fièvre élevée avec frissons, maux de tête, douleurs musculaires et douleurs articulaires diffuses. Elle peut évoluer vers une atteinte rénale, hépatique, méningée ou pulmonaire. Dans 20% des cas, elle se complique d’un syndrome hémorragique. Aucun signe n’est vraiment spécifique mais l’existence d’un ictère conjonctival et de myalgies est particulièrement évocatrice.
Les formes graves (ictéro-hémorragique ou maladie de Weil) associent insuffisance rénale aiguë, atteinte neurologique (convulsions, coma) et des hémorragies plus ou moins sévères (pulmonaire, digestive).

La confirmation diagnostique repose sur:
- la PCR  dans les 10 premiers jours de la maladie
– la sérologie Elisa à partir du 7ème jour, confirmée par le MAT (Microscopic Agglutination Test)
- une deuxième sérologie est recommandée à 21 jours d’intervalle si la première est négative et en l’absence d’autre diagnostic.
Ces examens sont pris en charge par l’Assurance maladie.

En cas de forte suspicion,  le traitement antibiotique (amoxicilline, céphalosporine ou cyclines) est à débuter le plus tôt possible, ce qui diminue le risque de complication, raccourcit l’évolution, atténue la symptomatologie, et diminue la durée du portage rénal.  
Enfin, il convient de signaler à la plateforme de veille et sécurité sanitaires tout cas  confirmé.

Source: fiche leptospirose, Institut Pasteur