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Sentinelles971

Le blog d'information des Médecins Généralistes de Guadeloupe

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Numéro unique écoute et entraide

Petit rappel sur les facteurs de risque (ci-dessous)  et les recommandations HAS sur le repérage et la prise en charge du burn out Et bonne occasion de rappeler le numéro unique écoute et entraide: 0800 800 854, mis en place par l’Association d’aide professionnelle aux médecins et aux soignants et le Conseil National de l’Ordre.
Gratuit et anonyme pour écouter et accompagner les soignants 24h/24.

Société Scientifique de Médecine Générale belge.

ssmgA découvrir; le site de la Société Scientifique de Médecine Générale belge (SSMG), avec notamment accès à:
– des recommandations de bonne pratique
– un répertoire commenté des médicaments du CBIP (Centre Belge d’Information Pharmaco-thérapeutique) avec un moteur de recherche par nom commercial ou par principe actif.
– des fiches info patient sur 1 page très bien faites, sur des thèmes allant par exemple de la bronchiolite, à la varicelle, en passant par la phlébite
–  un accès gratuit aux numéros de plus de 3 mois de la revue de la médecine générale, avec un index alphabétique par thème
– un outil de prévention assez bien fait notamment pour alcool, tabac ou cardio-vasculaire

Recommandations pour H.Pylori

Les Recommandations HAS mettent l’accent sur certaines indications de la recherche d’une infection à H. pylori comme:
–  ulcère gastrique ou duodénal (actif ou antécédent)
–  antécédents familiaux de cancer gastrique.
–  prise d’aspirine ou d’AINS chez un patient ayant un antécédent d’ulcère
–  dyspepsie chronique sans lésion visible à la gastroscopie
–  anémie par carence en fer ou en vitamine B12 sans cause retrouvée
– purpura thrombopénique immunologique ou à une forme de lymphome gastrique (dite du MALT -mucosal-associated lymphoid tissue)

La HAS met aussi à disposition des outils comme des modèles de courrier pour la demande de fibro+biopsie au gastro-enterologue, et de réponse du gastro avec le traitement adapté en cas de positivité, et renvoie vers la fiche de pertinence de traitement pour les détails, et sinon vers le site antibioclic régulièrement mis à jour.

L’avenir du dépistage du cancer du sein…

J’emprunte à UG Zapping N°124, la communication d’Union Généraliste FMF et son rédacteur (le Dr Claude BRONNER) son article et ses liens vers d’autres auteurs… et vous laisse vous faire votre idée…

A propos du sort du rapport dépistage cancer du sein
Une grande concertation sur le dépistage du cancer du sein a été organisée et a produit des documents plutôt intéressants qu’il est utile de consulter : « Ensemble, améliorons le dépistage du cancer du sein. Concertation citoyenne et scientifique. » Le traitement par l’Inca et le ministère ne déçoit pas et les commentaires de Jean Dobouvetzky avec « Dépistage des cancers du sein : quand agence et ministère tentent de glisser un rapport dérangeant sous le tapis » sont à lire. On peut aussi s’intéresser aux « Chroniques d’un jeune médecin quinquagénaire » qui analyse la plaquette de l’Inca « Cancers du sein, du diagnostic au suivi » et l’assassine avec son post « Comment l’INCa prend les MG pour des cons« .

« Mais la recommandation la plus retentissante est l’arrêt du dépistage organisé. Soit l’arrêt complet (scénario 1), aboutissant à confier aux médecins de premier recours le soin d’informer les femmes et de prescrire à bon escient un dépistage à certaines d’entre elles, avec leur accord. Soit l’arrêt sous sa forme actuelle (scénario 2), aboutissant à une refonte complète avec là encore passage par les généralistes, en utilisant des grilles de risque (à établir) en vue d’éviter que des femmes à faible risque soient dépistées et subissent les effets indésirables du surdiagnostic (bon, c’est pas écrit comme ça, mais c’est assez clair quand même). Dans les deux cas, un élément clé est que la formation initiale et continue des médecins impliqués dans le dépistage (en particulier les généralistes) les mette en mesure d’informer les femmes de la controverse et des effets indésirables du dépistage, afin qu’elles fassent leurs choix personnels en connaissance de cause. Le comité de pilotage estime ne pas avoir les données pour choisir entre les deux scénarios, et détaille quelques uns de leurs avantages et inconvénients ou risques. »
Jean Doubovetzky, médecin généraliste, membre de la rédaction Prescrire et de Cancer-Rose